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ChimeraZ revendique des fuites visant Renaissance, LFI et le PCF

Le PCF confirme une fuite de son fichier d'adhérents (plainte, CNIL notifiée) ; ChimeraZ revendique aussi Renaissance et LFI, qui dément toute fuite. Les chiffres du vendeur restent non vérifiés.

Publié le 3 min de lecture

Le pseudonyme ChimeraZ revendique sur un forum criminel des bases attribuées à trois partis français — Renaissance, La France insoumise et le Parti communiste français. Un seul incident est confirmé à ce stade : le PCF, qui a publié un communiqué le 23 octobre 2026. Pour les deux autres, il n'y a que les affirmations du vendeur, et LFI dément. L'affaire est documentée par ZATAZ (Damien Bancal) et cyberattaque.org, qui reproduisent les annonces du forum et le communiqué du parti.

Ce que le PCF confirme

Dans son communiqué du 23 octobre, le PCF indique avoir été alerté le jour même par l'ANSSI, et reconnaît une fuite touchant son fichier « d'adhérents et de sympathisants ». Le parti précise :

  • « aucune donnée bancaire n'a été compromise » — le fichier ne contiendrait ni coordonnées bancaires ni moyens de paiement ;
  • la CNIL a été notifiée, et les personnes concernées « doivent être informées individuellement par courriel » ;
  • le parti annonce « son intention de déposer plainte » et un « renforcement durable de ses dispositifs de sécurité ».

Le PCF n'a communiqué aucun chiffre officiel sur le nombre de personnes concernées.

Ce que ChimeraZ revendique

Les volumes ci-dessous sont ceux affichés par le vendeur sur le forum, repris par ZATAZ et cyberattaque.org. Ils ne constituent pas un décompte vérifié.

  • PCF : 194 641 lignes pour 183 363 personnes, 113 971 numéros de téléphone, 77 076 adresses email, 40 Mo au format JSONL. L'échantillon de 1 000 fiches publié est un JSON valide, mais rien n'en authentifie l'origine ni les volumes. À titre de repère, le PCF revendique plus de 65 000 adhérents sur son formulaire d'adhésion : le total de 183 363 « personnes » inclurait donc largement des sympathisants.
  • Renaissance : plus de 4,1 millions de lignes, 373 906 adresses, des coordonnées de porte-à-porte et des identités d'organisateurs. L'existence d'une intrusion dans les systèmes de Renaissance n'est pas confirmée.
  • La France insoumise : environ 1,27 million de lignes issues d'outils de campagne, diffusées gratuitement. LFI dément toute fuite de données personnelles de ses membres au-delà de ce qui est déjà public.

Deux fichiers attribués à Renaissance et à LFI portent des noms presque identiques. Ce n'est pas une preuve d'origine technique commune, et rien ne date l'extraction des bases ni ne dit depuis combien de temps elles circulent.

Que faire

Il n'y a pas de correctif à appliquer côté lecteur : il s'agit d'un vol de données chez des tiers. Pour les militants et sympathisants des partis cités :

  1. Considérez l'adresse email et le numéro de téléphone donnés à un parti comme potentiellement exposés : attendez-vous à du hameçonnage ciblé, à thème politique.
  2. Ne cliquez pas sur un lien reçu « du parti » à la suite de cette affaire ; passez par les canaux officiels.
  3. Si vous êtes adhérent du PCF, attendez la notification individuelle annoncée et vérifiez son authenticité avant toute action.
  4. Méfiez-vous des revendications de volume : tant qu'un parti ne confirme pas, le chiffre du vendeur reste une allégation.

Contexte

ChimeraZ enchaîne depuis des mois les revendications de fuites françaises — immobilier, services, et désormais partis politiques ; nous avons déjà couvert, par exemple, la base attribuée à Capifrance. Le passage au terrain politique, à la veille d'un cycle électoral, en fait un dossier à suivre davantage pour l'ingénierie sociale qu'il rend possible que pour les volumes bruts avancés. La seule donnée solide à ce stade reste le communiqué du PCF ; le reste attend confirmation.

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